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Alain Auclert chercheur en karaté 

 

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L'entraîneur des Françaises, championnes du monde de kata, était samedi à...
L'entraîneur des Françaises, championnes du monde de kata, était samedi à Kervignac pour former et encadrer des jurys pour le passage de dan des ceintures noires.

Après avoir encadré les équipes de France à la fin des années 90, Alain Auclert a été rappelé par sa fédération pour coacher l'équipe féminine de kata lors du mondial à Madrid. Résultat : un titre de plus pour la France qui s'affirme au fil des ans comme la nation phare de la discipline.

Le Castelroussin était samedi à Kervignac pour former des jurys, et veiller au bon déroulement des passages de dan (3 e et 4 e ) l'après-midi.

«Le haut niveau, certains s'en font tout un monde». Cela ne semble toutefois pas effrayer Alain Auclert qui n'a pas douté un seul instant avant de reprendre en main les tricolores à l'orée du mondial espagnol. «Je n'ai eu aucun problème. Je suis assez critique vis à vis des techniques et des bases. Et puis, j'étais surtout là pour fignoler quelques détails». «Le karaté c'est une vie» Les détails, c'est justement toute la science d'Alain Auclert. «Ce sont eux qui permettent de faire ressortir certaines impressions ou sensations».

Arrivé par hasard sur les tatamis castelroussins, il fut l'un des pionniers du karaté français. «C'était un accident, je travaillais dans une imprimerie où on imprimait un journal pour la base militaire américaine toute proche. Un club s'est ouvert, j'y suis allé faire un tour. Ça m'a tout de suite plu». Manquant de repères, il a trouvé un second foyer sur les tatamis. «Le prof d'alors, m'a un peu pris sous son aile, et m'a donné l'éducation dont j'avais besoin».

Depuis, il ne s'éloigne jamais beaucoup des dojos. «Progressivement, on y va tous les jours. Le karaté, c'est une vie». Le pourquoi des katas Lui a choisi de se pencher de plus près sur les katas. «Cet exercice a pris de l'importance depuis une dizaine d'années. De la façon dont on l'a appris avec les Japonais, on ne savait pas pourquoi.» Restant sur sa faim, comme n'importe quel occidental qui a toujours besoin de rationalité, il s'est posé la question. «Comme d'autres, j'ai recherché l'explication». Sans toutefois trouver de réponse claire. «Une même technique peut donner plusieurs applications». Il n'a donc pas abandonné sa quête. «On continue constamment notre redécouverte».


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